Henri IV le passionné d'André Castelot

Henri IV le passionné d'André Castelot Henri IV le passionné d'André Castelot
édition Perrin
Bel ouvrage cartonné

Comment Henri de Navarre, prince béarnais, aurait-il pu imaginer au début de sa vie qu'il allait devenir roi de France ? À sa naissance, six princes de sang avaient plus de droits que lui à la couronne de France. La religion protestante qu'il avait embrassée semblait l'éloigner encore plus d'une telle destinée. Adversaire du roi Henri III durant les guerres de religion, il devient pourtant son unique successeur, épouse Marguerite de Navarre et accède finalement au trône royal. Son oeuvre est éclatante : il réussit à apaiser les querelles religieuses et, par l'édit de Nantes, à donner la liberté de culte aux protestants. Aidé de Sully, il entreprend avec succès le redressement économique du pays. Tout en retraçant le parcours politique semé d'embûches de ce grand roi, André Castelot plonge le lecteur au coeur de la vie intime et tumultueuse de celui que l'on surnommait le Vert-Galant. Émaillé d'anecdotes, l'ouvrage nous fait rencontrer un Henri IV vivant et passionné.
Alliant à la fois la grande et la petite histoire, cet Henri IV se lit comme un roman

Henri IV, a écrit lui-même à son sujet : "Les uns me blâment d'aimer trop les bâtiments et les riches ouvrages; les autres la chasse, les chiens et les oiseaux; les autres les cartes, les dés et autres sortes de jeux; les autres les dames et les délices de l'amour: les autres les festins, banquets et friandises; les autres les assemblées, comédies, bals, danses et courses de bagues... Mais aussi dirai-je que, ne passant pas la mesure, tout cela me devrait plutôt être dit à louange qu'à blâme! "D'ailleurs, je ferai voir à ces gens que je quitterais maîtresses, amours, chiens, oiseaux, brelans, bâtiments, festins, banquets et toutes autres dépenses de plaisir et de passe-temps, plutôt que je perde la moindre occasion et opportunité pour acquérir honneur et gloire." Lorsque la nouvelle de sa mort tomba sur Paris, nous dit un témoin, elle éteignit "la lumière du plus grand roi de la terre et le meilleur". En province, sur les chemins, des paysans hagards, les bras croisés, guettaient courriers et voyageurs susceptibles de leur donner quelques détails sur la "désastreuse nouvelle". Lorsqu'ils apprirent que le "père du peuple n'était plus, ils se répandirent à travers champs, "comme brebis sans pasteur, ne pleurant pas seulement, mais criant et bramant comme forcenés". Selon son habitude, André Castelot s'est rendu sur place afin de faire revivre celui qui fut peut-être le plus grand roi de notre Histoire et dont l'existence forme un extraordinaire roman.

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